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Burn-out etudiant & decrochage scolaire

Aujourd’hui c’est le coeur lourd et le moral à plat que je vous écris un billet d’humeur. Aujourd’hui pas de paillettes ni de fringues, non, je vais vous parler de décrochage scolaire et de burn-out étudiant. Parce que oui, ça existe et c’est même plus répandu qu’on ne le croit. Il touche un étudiant sur cinq. Mais tout d’abord, « burn-out« , ce mot à la mode, c’est quoi exactement ? C’est un syndrome d’épuisement professionnel qui combine une fatigue profonde, un désinvestissement de l’activité professionnelle, et un sentiment d’échec et d’incompétence dans le travail. Le syndrome d’épuisement professionnel est considéré comme le résultat d’un stress professionnel chronique: l’individu, ne parvenant pas à faire face aux exigences adaptatives de son environnement professionnel, voit son énergie, sa motivation et son estime de soi décliner. C’est exactement ce que je vivais mais je me mentais à moi-même en me disant que ça ne pouvait pas exister chez les étudiants que ça ne pouvait pas m’arriver alors que j’adorais ce que je faisais il y a encore peu de temps. En réalité, je redoutais juste de mettre ce mot qui me fait si peur sur ce que j’étais en train de vivre. D’un autre côté, ça me rassure de me dire que ce que je traverse est bien réel. On nous imagine, nous les jeunes, pleins d’énergie, fougueux et insouciants mais le sommes-nous vraiment ?

 » Les études ? C’est la meilleure période de ta vie, profites-en » Et si notre existence d’adulescents (mix d’adolescent et adulte pour ceux qui n’ont pas compris) n’était pas si rose qu’elle n’y paraît ? Pour vérifier mes propos, j’ai fait quelques recherches et j’ai découvert que 37% des étudiants sont anxieux dont 46% de filles. 30% affirment être en détresse psychologique, au bord de la rupture. Nous sommes usés par un rythme de vie où on doit concilier petits boulots, cours, révisions sans parler de l’inquiétude quant à notre avenir professionnel et qui n’arrange rien. Vous l’avez compris, aujourd’hui, je vais vous parler de mon parcours scolaire, de ce que je vis pour le moment, de mes futurs projets et je vais tenter de terminer sur une note positive malgré tout et vous donner tous mes conseils pour tenir le coup en cette période de blocus.

Mon parcours scolaire est fait de haut et de bas mais en soi, il n’a jamais été vraiment facile. Petite, j’ai eu la chance d’avoir une éducation de la part de mon grand-père inspecteur de direction et ancien enseignant. Il m’a alors appris le calcul mental, la lecture et l’histoire avec une grande patience, beaucoup d’amour et de pédagogie. Je me rappelle que déjà à l’époque, j’éprouvais des difficultés lors des devoirs où je fondais en larmes parce que je ne comprenais pas. Mais mon papy m’a bien entrainée et c’est fière, qu’aux examens cantonaux, j’ai cartonné et obtenu un 83% de moyenne totale.

Je suis alors rentrée dans le secondaire. Je n’ai pas obtenu des résultats de ouf mais j’arrivais à m’en sortir bien souvent en me plantant au bulletin de Toussaint et Pâques puis en me rattrapant à celui de Noël et juin. Puis en 3e rénovée, j’ai eu la mononucléose ce qui fait que j’ai dû loupé beaucoup de cours et certains examens mais les profs, compréhensifs, ont décidé malgré tout de me laisser passer parce que j’étais bonne élève.

Je passais en 4e et je ne comprenais absolument rien. Je sentais que j’avais des grosses lacunes mais je faisais ma crise d’adolescence, je me rebellais, je n’avais pas envie d’en foutre une, je profitais de mes camarades de classe, je mettais l’ambiance avec mes copines au dernier rang et c’est sans surprise que j’ai doublé mon année.  Je me suis fais de super copines dans ma nouvelle classe tout en gardant mes précédentes, je vivais plutôt bien la chose, en même temps je l’avais un peu cherché.

Une fois passée en 5e, excusez-moi le mot mais putain, c’était dur. Malgré les cours particuliers que j’avais pris toute l’année, j’ai tout de même deux échecs que je dois repasser en seconde session. Maths et sciences, mes deux bêtes noires. Et que j’ai raté, à ma plus grande surprise puisque que j’avais bossé dessus tout l’été. Pas suffisamment apparemment. Là, j’ai eu la haine, j’étais dégoutée, déçue de moi et honteuse de décevoir une deuxième fois ma famille et mon grand-père qui était jusqu’alors si fier de moi. Doubler une fois, bon une erreur de parcours ça arrive … Mais 2 fois ? J’étais en colère contre moi, en colère contre l’école et le système scolaire que je trouvais obsolète et pas adapté. L’école voulait que je passe en technique mais hors de question pour ma famille de me mettre « sur une voie de garage » selon eux. Alors, j’ai encaissé en silence, et j’ai atterris avec des personnes 2 ans plus jeunes que moi qui, heureusement pour moi, étaient toutes adorables. Malgré tout, je me suis pris une sacrée claque dans la figure et je me suis jurée de ne plus jamais revivre ça, je ne voulais plus jamais supporter le regard des gens qui me prennaient pour une débilos (expression disparue depuis 1768).

Donc j’ai appris à étudier en profondeur, à travailler tous les jours sans exception après les cours même si ça durait toute la soirée. J’ai appris à être régulière et studieuse ainsi qu’à écouter attentivement en classe et oser poser des questions quand je ne comprenais pas.

J’ai vécu malgré tout une chouette dernière année de rhéto avec une super ambiance de classe, des activités, un chouette voyage, et surtout le théâtre rhéto, qui m’ont permis de passer l’année de manière sereine et de garder un bon souvenir de cette école malgré tout le malheur qu’elle m’avait fait subir. Et c’est avec des heures et des heures de travail et d’acharnement mais avec soulagement que j’ai terminé mes deux dernières années d’humanités. 

Et ensuite, je fais quoi ? Chaque fois qu’on me posait la fameuse question: « tu veux devenir quoi plus tard ? » Depuis l’âge de 12 ans, je savais ce que je voulais et je répondais « je serai psychologue. » Écouter les problèmes des gens, les aider, étudier toute la complexité humaine, ça me branchait. Puis, comme j’ai doubler deux années en secondaire, ben je me suis quand même posé la question si mon cerveau était capable d’ingurgiter autant de matière et de syllabus. Du coup j’ai fais un test de Q.I chez une psy et elle m’a dit que j’avais les capacités de faire des études, mais que j’allais devoir m’accrocher, que j’aurai difficile et que j’avais un Q.I en dessous de la moyenne.

Ce n’est pas le fait d’avoir difficile qui me faisait peur, j’avais l’habitude. Mais je me remettais en question et me suis demandé si c’était vraiment voir des gens déprimés à longueur de journée que je voulais faire. J’avais aussi envie de faire un tas d’autres trucs créatifs tout en gagnant bien ma vie;  maquilleuse professionnelle, danseuse, styliste, photographe ? Marine prends alors enfin conscience qu’au fond d’elle, c’est une artiste.

Je participais à plein de journées portes ouvertes, à des salons étudiants, je me renseignais sur les cursus, les prix, je pèsais le pour et le contre et c’est par hasard, quand je me suis rendue à la journée porte ouverte de Makeup For Ever, que je passe devant St-Luc et je vais voir la section architecture d’intérieur. Et là, THE REVELATION. J’ai vu les maquettes, les intérieurs, les matières, le mobilier et je m’y suis retrouvée à 100%. Un mix de créativité et d’intellectuel, c’était tout moi. C’est à ce moment précis que je me suis rappelée les heures, petite, à lire les magazines Gaëlle Maison, à agencer les maisons de mes Barbies ou de mes « Sims » sans parler de ma chambre qui changeait de place tous les mois parce que je poussais les meubles à l’autre bout de la pièce. J’aimais ça. Je me suis donc inscris en architecture d’intérieur à St-Luc Liège, un peu à la dernière minute, un peu sur ce coup de tête mais j’étais sûre de moi.

Et là, je me suis éclatée ! Pour la première fois de ma vie, j’aimais apprendre, j’aimais ce que je faisais, je me suis donnée à fond et je m’épanouissais la-dedans. Je me sentais à ma place et j’étais sereine quant à mon avenir que je voyais tout tracé dans mon futur cabinet d’architecture d’intérieur. J’étais passionnée, j’ai donné le meilleur de moi-même pour chaque projet (ou presque) et j’ai réussis chaque année en première session le tout en arrivant à avoir aussi une vie sociale et en profitant du baptême et autres joyeusetés estudiantines.

Puis, en 3e année, c’était une année diplômante et moi qui avais toujours réussi avec des notes rase des pâquerettes, je me suis lancé le défi fou de pour une fois, réussir avec distinction (moyenne de min 70% dans toutes les matières). Parce que je pense que tout le monde a connu ces personnes énervantes au possible qui après l’examen sortent et te disent « J’ai raté, c’est sûr et certain » et réussissent quand-même chaque année avec la grande dis’. Alors que pour moi, déjà avoir la moitié c’était un exploit d’ordre national.

 A l’époque, je vivais en plus de ça une période difficile au niveau personnel ce qui fait que je me suis réfugié dans le travail et qu’il est devenu mon échappatoire. Je me suis coupée des autres, je ne sortais plus et je me suis mise à fond dans mes études, je ne faisais plus que ça. J’étais tellement obnubilée par la distinction pour prouver aux autres mais surtout à moi-même que j’étais capable que j’ai mis ma santé en danger. Je ne dormais plus, je ne mangeais plus, je ne faisais plus que travailler, non-stop sans m’arrêter au point que ma famille s’inquiétait pour moi. Je ne participais plus à aucun repas de famille, je bossais nuit et jour au point de perdre tous mes repères. La dernière semaine d’examen,  je dormais à peine 2h par nuit quand je prenais le temps de dormir sinon je voyais le soleil se lever. Je ne sais pas d’où me venait toute cette énergie et comment j’ai pu tenir mais j’avais la hargne et la gnac comme je ne l’ai jamais eue. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, c’était ma devise. Je relevais chaque défi et je n’avais jamais atteint auparavant ce point de perfectionnisme.

Et je vous laisse deviner que quand on ne dort plus, la santé mentale fait quelques ravages et on devient un peu folle dingo (encore une expression disparue depuis 1987). Je me négligeais et ressemblais à une épave au point que l’imprimeur ne me reconnaissait plus. Je  faisais des crises d’angoisse dès que je voyais une toute petite faute ou rature, j’avais sans cesse envie de déchirer et mettre à la poubelle tout mon travail tellement je le trouvais nul, je me mettais dans mes états, je pleurais pour un rien, j’avais sans cesse cette boule nouée dans le fond de la gorge de peur d’échouer encore. Ce que je faisais n’était jamais suffisant et jamais assez bien à mes yeux.

Puis bon, avec le recul et le sommeil m’ayant rattrapé, j’ai bien vu que mon travail était de qualité et que je fabulais complètement. Roulement de tambour, j’ai eu ma fameuse distinction. Je me rappellerai toute ma vie, ce moment à l’annonce des résultats, je serrais fort la main de ma grand-mère, mon coeur battait la chamade et j’ai appris que j’avais réussi avec une moyenne totale de 71%. Ça y est, j’avais atteint mon but ultime et je vous laisse imaginer ma joie immense. J’avais accompli un de mes rêves, celui de bien réussir malgré le fait que j’avais doublé 2x, malgré le fait qu’on m’avait dit que je n’étais pas capable de faire de grandes études. J’avais envie de faire sonner les fanfarons et de le crier sur tous les toits.

Oui mais à quel prix ? On m’a félicité, on m’a dit bravo une semaine, deux semaines, puis c’était déjà oublié. Seriously ? Et quoi ? J’ai bossé et tout sacrifié pendant un an et après deux semaines on ne me dit déjà plus rien ? J’ai fait tout ça pour ça ? Pour un peu de reconnaissance tout ça parce que moi je ne sais pas ce que je vaux ? Tout ça pour vivre mon moment de gloire, parce que j’en avais marre d’être dans l’ombre des autres membres de ma famille qui réussissaient tous brillamment ? Tout ça pour dire à ceux qui n’ont pas cru en moi, tiens prends-toi ça dans ta tronche ? Ben oui mais en même temps Marine tu t’attendais à quoi ? Tu ne pensais tout de même pas qu’on allait te dérouler le tapis rouge pendant 6 mois et qu’on te crie les louanges juste parce que tu as réussis à décrocher la distinction une fois dans ta vie ?! Mmh, effectivement …

Puis, est venu le moment de choisir une spécialisation, un master. J’avais le choix entre patrimoine, scénographie et mobilier. C’est le design et le mobilier qui m’intéressait le plus mais j’étais lassée de la ville de Liège et j’avais envie de renouveau et de m’aventurer dans la capitale. Rebelotte, j’ai visité les différentes écoles et les différentes options qu’elles proposaient et c’est de nouveau la philosophie de St-Luc qui m’a séduite le plus mais cette fois-ci à Bruxelles. Tiens, ça tombe bien, ils font une toute nouvelle option nommée « Social Design« .  On m’a dit qu’en gros c’était du design plus utile qu’esthétique basé sur l’analyse de l’humain, qu’on y abordais des sujets tels que l’écologie et autres problèmes sociétaux. Tiens c’est marrant c’est exactement ce que je faisais dans mes projets antérieurs. Géniale, ce master était fait pour moi. J’ai passé et réussis les examens d’entrée, j’ai fais une passerelle et déménagé à Bruxelles où je ne connaissais alors personne. Un nouveau départ commençait. It’s a new life, a new beginning ! Le vent du changement m’appelait.

Est-ce que c’est parce que c’est la première année que le master avait lieu, est-ce que c’est moi qui me suis trompée, est-ce que j’avais changé ou est-ce le fait d’avoir trop travaillé qui m’a dégoûté ? Sûrement un mélange de tout, mais il s’est avéré très rapidement que ce master ne correspondait pas du tout à mes attentes. C’était plus pareil qu’avant. J’ai perdu le goût et l’envie, je n’avais plus le désir plus la passion qui m’animait lors de mes nombreuses nuits blanches d’avant. Je m’ennuyais en cours, je n’avais plus envie de me démener, je ne comprenais pas ce qu’on faisait dans ce master et je décrochais petit à petit. Je sèchais beaucoup les cours et j’étais sur le point d’arrêter. Je disais à ma famille que tout se passait bien mais ils voyaient bien que je n’en parlais plus avec enthousiasme comme je le faisais avant.

Et puis c’est là que le blog est arrivé. Comme je m’ennuyais en cours et que je ne connaissais personne, j’avais beaucoup de temps libre et ayant l’esprit créatif, j’avais sans cesse besoin de créer. C’est à ce moment qu’est né « Curvy Blue Marine ». C’est de nouveau à fond, pleine d’énergie et de motivation que je me suis lancée dans cette aventure dont je ne connaissais absolument rien, ni ses règles ni ses codes. J’ai appris sur le tas et j’ai réalisé très vite que ça me passionnait et que j’y prenais goût. Au final le blog, c’est toutes mes passions réunies: du papotage, du voyage, de la mode, de la beauté, de la créativité, de la photographie, et un peu votre psy quand je vous aide à vous aimer et vous assumer davantage. Avoir le blog sur le côté m’a permis d’avoir une bouée de sauvetage, avoir un truc dans lequel je m’épanouissais et ça m’a donné la force et le courage nécéssaire pour affronter les cours. Le blog me permettait de m’évader en fin de journée, de poser tout ce que j’avais sur le coeur après une rude journée d’école. Pas qu’on y travaillais d’arrache-pied mais simplement parce que je n’y trouvais pas ma place. Malgré cela, j’ai refusé d’arrêter si proche du but, encore moins si je n’avais pas de plan B, j’ai tenu bon, je me suis accrochée et j’ai terminé l’année tant bien que mal.

5e année, 2e master, dernière rentrée scolaire de toute ma vie. Depuis le début de mes études, je rêve de partir à l’étranger et de devenir indépendante. Ce master ne m’a pas préparée plus que ça à la vie active et professionnelle, peut-être qu’un voyage le ferait ?! J’ignore toujours pourquoi mais l‘Australie m’attire fortement. J’ai la trouille mais c’est l’occasion ou jamais. Pas de maison, pas de petit ami pour me retenir.  Une année sabbatique pour parfaire mon anglais, vivre une expérience humaine qui va me marquer à vie, rentrer dans la vie d’adulte en toute liberté, aller voir à l’autre bout de la planète de quoi je suis capable, aller voir comment je vais re-construire ma vie là-bas toute seule à partir de rien. Mon visa est envoyé et accepté, j’ai fais un prêt étudiant et j’écrirai dans un futur proche un article sur tout ce qu’il faut savoir si vous partez à l’étranger. Une année pour moi, pour me retrouver.

Et malgré ce projet fou qui m’attend, me voilà en janvier à 4 mois de la fin, à bout de souffle, épuisée, déprimée, en pleine remise en question. Une sensation d’étouffement, comme si j’étais en train de me noyer. J’ai payé mon minerval la veille de la date limite, je m’investis le minimum possible, je m’en fous de rater ou réussir, je n’ai toujours pas trouvé mes stages et je suis à la bourre dans mon mémoire. Aller en cours est un supplice, je pleure en rentrant chez moi, je suis paumée, j’arrive pas à m’y mettre et ça m’énerve d’être dans cet état-là, je m’en veux et je suis en colère contre moi. Je me sens comme piégée dans une prison que j’ai crée et qui est sans issue car je ne m’autorise pas d’abandonner si proche du but.

Je vais droit dans le mur, je me vois foncer dans ce mur et je suis incapable de bouger le doigt pour changer ça. Je n’arrive pas à m’imaginer finir ce mémoire et je ne vois pas ou trouver la force de le faire. Je ne retrouve plus la gnac que j’avais en 3e année et c’est comme si j’avais perdu le mode d’emploi pour arriver à la retrouver. Je suis si démoralisée que mon médecin m’a conseillé la semaine dernière de prendre des antidépresseurs juste le temps de terminer l’année.

Et nous y voilà, la grosse crise existentielle que je suis en train de traverser. Est-ce que c’est terminer ce master qui va faire que je serai plus heureuse, que je réussirai mieux dans la vie ? Est-ce que c’est toujours architecte d’intérieur que je veux faire ? Est-ce que je termine l’année pour ma famille et parce que c’est ce que la société attend de moi ? Est-ce que c’est les 5 ans d’études qui m’ont dégoutée ou est-ce que c’est le blog qui me passionne tellement que j’ai envie de faire plus que ça ? Quoi qu’il en soit je viens de me retirer 5 jours à Paris rendre visite à mon père et j’ai pris ces quelques moments pour réfléchir et recharger mes batteries et voici la décision que j’ai prise:

1) Je vais réussir et venir à bout de ces 5 ans d’études. Tout d’abord pour une question de sécurité et ensuite parce que ce diplôme va me permettre de pouvoir ouvrir un jour ma société.

2) Je vais me défoncer pour tout réussir en première session en mai pour ne pouvoir me consacrer qu’au blog et qu’à l’Australie ensuite jusqu’à mon départ.

3) Je vais malheureusement devoir diminuer le blog même si c’est ma première passion et que j’aimerais pouvoir m’y donner à 100% et que c’est ça qui me rend heureuse. Malheureusement, il me demande beaucoup de temps et d’argent et je vais devoir privilégier mes études pendant le peu de temps qu’il reste au détriment du blog en espérant que vous ne m’oublierez pas. C’est de toute façon pour revenir en force !

4) Etant donné le bonheur que m’apporte le blog, comme je m’épanouis à fond dedans et que c’est quelque chose que j’aime faire de tout mon coeur, j’ai décidé d’assumer le fait de vouloir en faire une activité professionnelle. Beaucoup de blogueuses professionnelles disent qu’elles n’ont jamais pensé vivre de ça, que ça leur est tombé dessus et tant mieux pour elles. Je ne sais pas quand ça se fera et si ça réalisera, ça prendra le temps qu’il faudra, si ça ne marche pas, je n’en serai pas malheureuse pour autant. En revanche, je le regretterai si je n’essaie pas. Et si ça marche un jour, je pourrai dire que je me suis défoncée et que j’ai bossé dur pour y arriver. Parce que je trouve qu’on ne devrait pas avoir honte de ça. Je n’ai pas honte et j’assume avoir l’ambition d’exercer un métier que j’aime et qui me passionne. Mes parents ont été un véritable exemple pour moi puisqu’ils exercent tous deux une profession qu’ils aiment. C’est impensable pour moi de ne pas suivre le même chemin. Si ça ne fonctionne pas, j’aurai toujours mon diplôme et je suis tellement curieuse que qui sais, peut-être qu’un jour, je referai une formation ou des études en cours du soir. Conseillère en image, web-design, mannequinat plus size, lancer ma marque de vêtements, j’ai encore un tas d’autres domaines dans lequel j’aimerais pouvoir me former et un tas de projets que je souhaite accomplir. Dans tous les cas, une fois en Australie, je ferais des petits boulots et le reste vous sera consacrés à vous et au blog pour vous raconter tout ce que je vivrais d’extraordinaire une fois là-bas.

5) Je ne vais pas prendre d’antidépresseurs, je veux y arriver toute seule, la solution est toujours en nous. À la place en revanche, j’ai découvert grâce à une amie les box Blocus Time qui sont des compléments alimentaires pour aider l’étudiant en période de blocus. La box contient 3 gélules différentes: une pour se concentrer, une pour se relaxer et une pour se booster en cas de fatigue. On y trouve aussi deux livrets avec des conseils pour adopter les bons réflexes en période de blocus et du matériel comme des boules Quies et des Post-its.

PS: ceci n’est pas une collaboration ou un sponsor de produit. Je trouvais juste le concept sympa 🙂

Avec ça il n’y a pas de raison que je ne réussisse pas. Je vais y arriver et on y croit okay ?!

Et maintenant voici mes conseils pour les courageux et courageuses qui sont en blocus, qui débutent ou terminent leurs études, ou ceux et celles qui traverseraient une impasse comme moi dans leur parcours qu’il soit scolaire ou professionnel.

  • Dites-vous bien que les études, c’est comme une course à vélo, c’est les 100 derniers mètres les plus durs et c’est normal.
  • Ça me paraît évident, mais exercez une activité que vous aimez et pour lequel c’est un plaisir de vous lever le matin. Si vous faites un truc pour faire plaisir à vos parents ou que sais-je, c’est burn-out avant 30 ans assuré.
  • Croyez en vos idées, en vous et en vos capacités. Même si vous n’êtes pas bon à l’école, cela ne veut absolument pas dire que vous êtes mauvais en tout. On est tous excellents quelque part, il faut juste trouver sa branche à soi.
  • Sortez des sentiers battus, il n’y a pas de parcours prédéfinis et aujourd’hui il y a un tas de nouveaux métiers et nouveaux secteurs géniaux autres qu’avocats, docteur ou banquier et qui n’attendent que vous.
  • Osez entreprendre ! Il y a plein de start-up, associations aujourd’hui qui peuvent vous aider à le faire.
  • N‘écoutez pas les autres et ne vous fiez pas aux règles toutes faites comme « il vaut mieux acquérir de l’expérience avant de se lancer en tant qu’indépendant ». C’est vrai en soi mais je connais des amis qui sont sortis des études se sont lancés directement et pour qui ça a très bien marché parce qu’ils ont fait en sorte d’êtres bien entourés et bien encadrés. En sommes, fiez-vous qu’à votre instinct et à votre intuition, c’est bien souvent elle qui a raison voire toujours !
  • Ce n’est pas grave si on se plante ou qu’on échoue. Peu importe le nombre de fois. Ce n’est pas grave, ça arrive, il n’y a aucune honte à échouer tant qu’on se relève et qu’on réessaye ! Et emmerdez les gens qui vous jugent parce qu’ils se sentent supérieurs à vous !
  • Choisissez une personne de soutien que vous pouvez appeler quand ça ne va pas, quand vous n’y arrivez pas. Qui pourra soit vous aider dans la matière que vous ne comprenez pas soit vous soutenir moralement et vous écouter lâcher votre sac quand vous n’en pouvez plus. Demandez-lui avant si la personne est prête à endôsser ce rôle. Même si on a tendance à « ne pas vouloir déranger », on ne soupçonne pas comment l’entourage, la famille, les amis, les connaissances sont des ressources potentielles pour vous aider et vous soutenir.
  • Enlever la pression sociale et familiale qui repose sur vos épaules. Je sais que c’est plus facile à dire qu’à faire mais pourtant il s’agit bien de votre avenir à vous et de vos 50 prochaines années. C’est jamais agréable de mettre ses parents en colère ou même de les décevoir, de ne pas honorer la tradition familiale. Mais le pire c’est de SE décevoir à soi-même, soyez en accord avec vos choix quels qu’ils soient et surtout faites-vous plaisir !
  • Il vaut mieux avoir des remords que des regrets. Peu importe ce que vous vivez, vous êtes au bon endroit au bon moment.  Tirez une leçon de l’épreuve que vous traversez. Par exemple, j’ai longtemps hésité entre rester à Liège ou partir dans l’inconnu à Bruxelles, finalement il s’est avéré que l’école et le master que j’ai choisi à Bruxelles n’était pas fait pour moi mais je ne regrette absolument pas d’avoir quitté Liège car sans ça, le blog n’existerait probablement pas et je ne serai pas en train de vous écrire cette tartine aujourd’hui !
  • Échouer, rater, ça forge le caractère, ça nous force à être patient, à redoubler nos efforts, à se remettre en question, à voir nos comportements qui marchent, ceux qui ne fonctionnent pas et  à ne pas tout obtenir tout de suite. On en sort d’autant plus fier et grandi quand on réussit !
  • Donnez-vous les moyens de réussir ! Mon père a légué sa société à 50 ans pour reprendre des études et exercer un tout nouveau métier. Pourtant le marché du travail est très exigeant et c’est très difficile de retrouver du travail à cet âge-là, tout recommencer et sortir de sa zone de confort alors qu’il avait une famille à nourrir. Il m’a prouvé que tout est possible quand on s’en donne les moyens, c’est un vrai modèle pour moi.
  • À propos de modèle, c’est plutôt efficace d’en avoir un ou alors un objectif à atteindre. Je me rappelle qu’en 5e rénové, j’avais affiché des photos de la maison de mes rêves sur mon bureau. Et si vos parents ne le sont pas pour vous, il y a un tas de personnes admirables dans le monde et qui ont réussit malgré un parcours difficile. C’est le cas de Jean-Paul Gauthier qui a réussit sa carrière dans la haute couture alors qu’il n’a jamais eu son bac.
  • Attention, je ne dis pas non plus que tout rater et se la couler douce, c’est bien hein. Le message que je tente de faire passer, c’est que j’ai la profonde conviction que quand on fait ce qu’on aime, ça va marcher forcément un jour ou l’autre et ce peu importe les embûches qu’on traverse ! Il ne faut ni abandonner à la première épreuve ni considérer l’abandon comme un échec si vous êtes en accord avec ce choix.

Voilà, si tu arrives ici, rassure-toi c’est la fin. Félicitation tu as encore lu le nouveau roman de Marine 😛 J’espère qu’il t’aura fait du bien d’une manière ou d’une autre. Je t’envoie plein plein et plein plein de courage, de motivation et d’ondes positives pour affronter le blocus, ceux qui suivront, pour en venir à bout de tes études, pour lancer ton activité que tu aimes, pour quitter ton job qui ne te plaît pas ou arrêter tes études que tu fais pour plaire à tes parents ou parce que ça arrive simplement de changer d’avis en milieu de parcours. Faites confiance à la vie, faites-vous confiance, croyez en vous et faites ce qui est bon pour vous ♥ C’était un message de gourou Curvy Blue Marine 😀

Tu vas réussir ! You can do this bitch ! I believe in you !

 

 

 

 

 

 

 

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8 Comments

  1. Ygaëlle

    16 janvier 2018 at 19 h 03 min

    Chapeau, Marine ! Pour tout : ton parcours, l’écriture, l’écoute, le blog… et la future réussite de ton master ;-). Bises

    1. CBM

      16 janvier 2018 at 22 h 58 min

      Merci Ygaëlle pour le commentaire et le partage. Je suis toujours ravie de voir que je peux inspirer les jeunes filles comme des femmes <3

  2. Julie

    16 janvier 2018 at 21 h 32 min

    J’en ai eu les larmes au yeux Marine! Tu peux être fière de toi, donne tout pour la dernière ligne droite et pour pouvoir profiter à fond en Australie !! Plein de bisous!

    1. CBM

      16 janvier 2018 at 22 h 59 min

      C’est grâce aussi à toi Juju que mon année fut plus belle. Merci pour le message et je te souhaite aussi plein de courage ma belle !

  3. Violette C

    16 janvier 2018 at 21 h 37 min

    Mon commentaire ne sera certainement pas aussi long que ton texte.. roman mais je tenais à te dire merci car c’est Typiquement le genre de parole que j’avais envie d’entendre aujourd’hui. Je suis aussi contente de me dire que bordel on crois toujours être seul mais on ne l’es jamais. Cette état de déprime … le
    Soleil y est Pour beaucoup j’en suis sûre aussi.
    En tout cas bravo pour ton parcours et ta détermination, bravo pour ton blog et bravo pour les mots bien tourné, pour cette note d’humour toujours présente malgré des jours plus gris 🙂

    1. CBM

      16 janvier 2018 at 23 h 08 min

      On est jamais seule, ça aussi faut bien se le dire ! Oui le soleil et les « after » fêtes aussi ça tue. Je suis heureuse que ça aie pu te faire du bien. Je me suis dit que d’autres étudiantes ou non se retrouveraient forcément dans mon expérience et si non ben tant pis j’avais juste besoin d’extérioriser mon mal-être. Merci pour ton message et tes encouragements qui me font très plaisir Violette !

  4. Anne-Sophie

    17 janvier 2018 at 10 h 17 min

    Waouuuh je suis arrivée à la fin de l’article !! Je pense que tu as bien résumé ta pensée et que tu as pris la bonne décision … Ne pas finir ton master si près du but aurait été (selon moi) une erreur. Parce qu’on ne sait jamais, mais il te sera surement utile un jour! Je suis totalement d’accord avec toi qu’il faut faire ce qu’on aime et s’accrocher. Je suis moi-même un peu perdue au niveau professionnel avec beaucoup de remise en question. Le problème est qu’on se lance toujours trop vite (parce qu’il faut trouver qqch) et on se retrouve donc à faire un boulot qu’on aime pas forcément et ça influe sur nous directement. Maintenant, il faut juste se lancer dans autre chose 🙂 Courage pour ton blog et on sera là même si tu mets tes etudes en avant !!

    Suis tes rêves et j’espère que tout se passera bien pour l’Australie ! Bisous

  5. Cloé Blaise

    17 janvier 2018 at 15 h 53 min

    Je suis arrivée au bout aussi hèhèh! En même temps ça se boit comme du petit lait ce que tu nous écris 🙂

    Puis surtout, c’est plus facile à lire quand on se sent concerné! Comme tu sais, j’ai aussi eu cette passe « ras-le-bol » et j’ai pris mes cou***** en main et j’ai changé d’établissement pour exercer, aujourd’hui je vais vers un mieux même si c’est pas encore trop ça!!! Mais je ne perds pas espoir.. Je me bats et la victoire approche chaque jour qui passe, j’en reste convaincue !

    Courage pour les 4 mois qui te reste, après tout qu’est-ce que ça représente 4mois? Facile à dire, certes… Quand chaque jour est un suplice, les semaines et les moins paraissent plus long mais je t’assure que tu arriveras fin juin que tu n’aura pas le temps de dire ouf! En tout cas, c’est ce que je me dis pour finir mes journées de cours que j’ai encore à affronter moi aussi… Ça devient vraiment pénible. Mais je me dis qu’après la vie deviendra encore plus belle !

    Je t’embrasse très fort et te dis à bientôt !

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