// FASHION, BEAUTY & TRAVEL // CURVY-PLUS SIZE BLOGGER & MODEL // SELF CONFIDENCE & BODYPOSITIVE //

La fake reality d’Instagram

Coucou mes peuces,

Je viens vers vous aujourd’hui pour un petit billet d’humeur. En effet début des vacances, j’ai posé pour un projet génial dont je vous ai déjà parlé, celui de « The real women project« . Il consiste à montrer des femmes diverses et variées avec chacune des corps différents qui raconte des histoires différentes. Sur ces photos on a voulu mettre en avant ces petits défauts du corps qu’on veut bien trop souvent cacher, gommer, effacer alors qu’ils sont juste NATURELS ; Les rides, les plis, les grains de beauté, les tâches de rousseur ou de naissance, les bourrelets, la cellulite, les vergetures, les os, les cicatrices. On a voulu exhiber et faire honneur à toutes les vraies femmes d’aujourd’hui, des nanas non retouchées, bien réelles quelle que soit leur taille, leur poids, leur morphologie, leur couleur de peau. On a donné la parole et du pouvoir à des femmes qui ne sont jamais représentées dans notre société. Des femmes normales, des mamans, des Madames tout le monde que tu pourrais croiser partout en rue en fait, qui ne sont pas lisses et parfaites comme celles qu’on peut apercevoir dans la publicité traditionnelle, à la télé et/ou dans les magazines. Des nanas comme vous et moi et c’est avec fierté que j’ai participé à ce chouette projet. Pour celles qui le souhaitent, nos photos seront d’ailleurs exposées au Brussels Fashion Room à Bruxelles le 22 et 23 septembre (vous trouverez toutes les infos nécessaires dans le lien).

Poser en sous-vêtements comme ça devant des filles que je ne connaissais pas ainsi que devant une équipe de photographes caméra man n’a évidemment pas été facile et simple. Mais j’aurai tellement aimé voir plus jeune quand je complexais quelqu’un un peu comme moi qui m’aurait dit que j’étais on ne peut plus normale, que c’est pas grave et que les moqueries passertont. J’ai mis tous mes complexes à la poubelle le temps d’une journée pour cette incroyable expérience et j’espère que ça vous fera du bien de voir ces photos autant que ça m’a fait du bien de rencontrer toutes ces filles géniales et de prôner le body positive ensemble !

Je suis par la suite allée à Liège rejoindre l’équipe In’fluence Magazine pour une réunion et pendant qu’on était en train de mangé, la rédactrice en chef me montre quelques comptes d’influenceuses qu’elle soupçonne de retoucher leur corps sur leurs photos. Et on tombe notamment sur des erreurs grosses comme une maison. En tant qu’architecte d’intérieur, je suis souvent amenée à utiliser la suite Adobe et Photoshop et je sais qu’il est facile et tentant de retoucher ses imperfections, je vais même vous donner mes petits tips pour reconnaître une photo retouchée un peu plus loin. J’ai déjà effacé un vilain bouton sur une photo mais je n’ai jamais triché et montrer autre chose que la réalité de mon corps comme il était parce que ce sont mes valeurs mais aussi parce que je vous respecte, vous, mes abonnées et je ne pense pas que vous soyez dupes et que vous méritez la réalité et que l’on ne vous mente pas. Quel est l’intérêt de vous faire sentir pus bas que terre, de vous faire complexer en vous montrant quelque chose qui n’est même pas vrai ? C’est quelque chose qui m’échappe. Certes j’essaye de prendre des photos avec des positions qui mettent mon corps en valeur où je peux paraître plus fine mais jamais ô grand jamais je n’ai retouché mon corps et jamais je ne le ferai ça non !

A propos de position qui flatte la silhouette, je suis plusieurs chouettes instagrammeuses qui montrent plusieurs photos d’elle sur le même moment avec des positions différentes et qui montre à quel point une photo belle sur Instagram ne reflète pas toujours la réalité.

Je peux comprendre qu’on aie envie de retoucher son corps. Moi même ça m’a déjà démangé la main d’effacer un bourrelet ou un pli par-ci par-là. C’est humain de vouloir atteindre la perfection. Mais c’est un cercle vicieux, plus les femmes se retoucheront, plus on pensera qu’avoir des imperfections est quelque chose de pas normal, à bannir et donc à effacer.

Mais c’est à ce moment là que j’ai réalisé les réels dangers d’Instagram. J’ai 25 ans et je peux dire que j’ai désormais la maturité de faire du tri dans mes abonnements. Je ne suis que des nanas positives, créatives qui m’inspirent et qui sont surtout authentiques. Je ne suis certainement pas les stars de télé-réalité, j’ai supprimé les bannières publicitaires de Fit Tea, BBryance et les autres. Je commence de plus en plus aussi à unfollower les comptes trop parfaits et surfaits avec des filles parfaites dans leur vie lisse et parfaite qui voyagent partout dans des endroits parfaits avec leur mec parfait et leur vêtements et sac dernier cri de luxe. Selon moi, pour être une bonne influenceuse sur Instagram ou du moins intéressante, je dois pouvoir m’identifier à elle, connaître des vrais moments de sa vie qu’ils soient positifs ou négatifs et pas seulement quand elle montre ses outfits ou qu’elle déballe ses colis ou qu’elle voyage. Pour moi c’est comme dans la vraie vie j’aime voir qu’elle a des hauts et des coups durs aussi pour que je puisse me dire je ne suis pas toute seule à en avoir. Il faut, toujours selon moi, que je puisse m’attacher à elle comme à une bonne vieille copine. C’est de cette manière que je me sens plus proche de la personne et que je suis par conséquent, plus sensible d’être influencée par son contenu.

Je trouve qu’Instagram est un fabuleux outil lorsqu’il est utilisé à bon escient. Il permets de faire bouger certaines choses, faire évoluer les mentalités, ouvrir des débats intéressants sur des sujets qui nous touchent comme je l’ai fait une fois avec le débat « Curvy or not Curvy » mais je reviendrai sur ce débat plus tard dans un autre article. Et je ne parle même pas des merveilleuses connaissances que j’ai pu faire grâce à ce réseau tant réelles que virtuelles parce que j’éprouve également énormément de plaisir à papoter avec vous, à vous répondre à s’échanger de bons conseils et de bonnes vibes. Tout ça est virtuel et pourtant dieu sait que ça me donne de la réelle énergie, du peps et du baume au coeur tout au long de mes journées.

Mais Instagram peut également être dévastateur. Déjà jeune adolescente sans les réseaux sociaux, je complexais énormément sur mon corps et recevait beaucoup de critiques de mes adorables camarades (c’est du second degré si tu n’avais pas compris). Mais alors si j’étais jeune avec Instagram, j’imagine même pas comment j’en serai rapidement arrivé à un niveau de mal-être pas possible.

Qu’en est-il des jeunes adolescentes, des jeunes femmes, en fait, n’importe quelle utilisatrice d’Instagram qui s’identifie à des femmes qui trichent, qui les mènent en bateau. C’est tellement facile aujourd’hui de tricher et  faire croire à n’importe qui peut tomber dans le panneau aussi intelligente soit-elle ? On a d’ailleurs déjà  toutes vues je pense des publicités pour des applications où on peut se rajouter des abdos ou du bronzage.

Et c’est comme ça que nous on se retrouve à complexer alors que d’autres ont si facile de se donner un coup de bistouri ni vu ni connu par ci par-là. Pourquoi tricher et faire ça ? J’en ai aucune idée, c’est tellement pas dans mon caractère que je ne vois aucun interêt à tromper les gens de cette façon. Probablement pour paraître plus bonne, avoir un compte qui fait rêver et donc avoir plus de likes, de commentaires positifs pour gonfler leur ego et recevoir plus de collabs ou que sais-je éclairez ma lanterne si vous avez une idée parce que moi je ne trouve pas ?

Quand j’étais plus jeune (je suis jeune mais je veux dire quand j’étais ado) je complexais énormément. Instagram n’existait pas et le mouvement Curvy non plus mais je lisais énormément de magazines féminins, j’adorais ça. Je ne sais pas si vous avez connu ça, moi j’étais addict au « Biba« , « Jeune et Jolie« , « Cosmopolitan« , « Glamour« , « Grazia« . Je les ai collectionné et je me demande bien pourquoi parce que ça m’a valu des années de complexes. Pourtant à 16 ans j’étais encore relativement mince mais déjà plantureuse et je ne me retrouvais dans aucun des modèles qui étaient présentés (à l’époque régnait encore le culte de la maigreur). Et personne ne m’a jamais dis que j’étais normale, que c’était de la publicité, que c’était retouché. J’étais crédule et naïve et je me suis gâchée la vie. Et pour quoi ? Pour du mensonge. D’où l’importance si des parents me lisent de parler de ça, du rapport au corps et des dangers de la publicité et des réseaux sociaux avec vos enfants. Que les mannequins, les filles minces sans cellulite et belle à souhait existent mais ne représentent qu’une petite partie de la population. Moi a l’époque je vivais avec mon père, la communication était déjà très difficile et je crois qu’en tant qu’homme très mince il n’avait aucune idée de ce que je pouvais vivre ou ressentir. J’havais tellement honte en plus d’être différente de lui que je crois bien que je n’ai jamais oser aborder le sujet avec lui. Et parce que je me comparais sans cesse à ces « modèles », j’ai arrêté la danse classique, le basket ball,  je n’osais aborder aucun garçon, j’ai longtemps pensé que je ne méritais pas d’être aimée, je me suis toujours sentie différente, seule et stigmatisée, je me suis privée de beaucoup de choses dont je rêvais et je me suis parfois forcée à faire semblant et à être certaines caractéristiques comme être la bonne copine rigolote un peu bonne poire pour être aimée en dépit de mon physique. Ben oui, imagines, comment ça se passerait si en plus d’être grosse tu n’étais pas sympa et que tu avais un sale caractère ?

J’ai passé de nombreuses soirées à me scruter dans la glace, scruter ma cellulite, mes vergetures repoussantes qui me rendaient indésirables et à pleurer dans les cabines d’essayage parce que je ne rentrais pas dans les tailles de filles minces plutôt que d’aller directement dans des boutiques où il y avait ma vraie taille (faut dire qu’à l’époque la mode pour les rondes était quasi inexistante). Et je vous dis tout ça alors que je faisais peut-être 20 kg de moins que maintenant mais tout ça est derrière moi (heureusement).

Tout ça m’a pourri la vie mais je sais qu’il y a des filles qui vont bien plus loin dans l’auto-destruction. Des filles qui vont jusqu’à se faire vomir, jusqu’à rouler leurs cuisses dans du papier cellophane pour avoir un tie gap (écart entre les cuisses), à sombrer dans l’anorexie, des filles qui se torturent l’esprit et qui ne sont pas du tout psychologiquement saine.

Bref pour revenir au fait que ces filles qui modifient leur corps sur leurs photos pour des raisons xyz (probablement qu’elles sont trop souvent en voyage, au resto et que c’est plus facile de faire ça que de faire attention) peuvent mener des jeunes filles, des femmes à ce genre de comportements nocifs et destructeurs tant pour la santé que pour l’estime de soi. Elles les mènent à se sentir mal dans leur corps, dans leur peau. Je ne leur jette pas la première pierre, j’ai déjà été tentée de le faire et probablement que si elles le font c’est qu’elles se sentent aussi mal par apport à la pression de la société et des diktats de beauté qu’on nous impose si bien qu’elles pensent pouvoir réussir que si elles se conforment à la norme (et Dieu sait que c’est dommage). Mais bordel de shit (excusez-moi du langage) Instagram et les blogs servent à ça justement. Ils servent à ce que des filles normales, des Madame tout le monde, des filles non retouchées puissent elles aussi prendre le pouvoir, montrer la vraie réalité celle qu’on voit tous les jours dans notre quotidien et pas pour reproduire ce qu’on voit déjà partout à la télé, sur les podiums, dans les magazines. Et je trouve ça tellement dommage que cette appli, ce réseau social qui me rappelait à la réalité devienne aussi fake et complexant que les magazines que je lisais plus jeune il y a 10 ans.

C’est pour cette raison que je profite de ce billet pour vous conseiller d’être vigilentes, de ne pas être trop naïve et croire tout ce qu’on voit sur Instagram il y a énormément de mise en scène parfois il faut faire 300 photos avant de trouver la photo parfaite tout ceci quand ce n’est pas de la tricherie. Je vous conseille également de faire du tri dans vos abonnements et de suivre que des comptes qui vous correspondent et vous inspirent, ceux qui vous font du bien dans votre quotidien et lâcher ceux qui vous donne le bourdon, ceux qui vous donnent des complexes. Par exemple, j’ai été choqué récemment par une réflexion qu’une blogueuse flamande que j’adorais a fait dans ses stories. Elle se plaignait de ne pas avoir retrouvé sa taille d’avant sa grossesse parce qu’elle ne rentrait plus dans un jean taille 36 chez Zara. Enfin si elle rentrait dedans mais elle savait difficilement fermer le bouton. Elle disait « regardez les filles je ne suis pas parfaite je ne sais pas fermer mon jean Zara taille 36 » et j’avais juste envie de rigoler ou pleurer au choix car je crois que je n’ai jamais fais un taille 36 de toute ma vie et j’en serai encore moins proche après une grossesse. Elle a la chance d’avoir un corps de rêve et de retrouver sa ligne quelques mois après la naissance de son enfant alors que la plus part d’entre nous n’y arrive jamais ou après des années. On garde toutes plus ou moins des cicatrices de cette expérience qu’est celle de mettre la vie au monde (des vergetures, une cicatrice dans le cas des césariennes). Et elle était triste parce qu’elle ne savait pas fermer son bouton de jean taille 36 qui doit probablement être en réalité un taille 34 après sa grossesse.

Et ce que j’ai trouvé vraiment choqant c’est que plutôt que d’aller échanger son jean et prendre un taille 38, comme si c’était une catastrophe, elle a préféré porter quand même son jean ouvert avec une épingle à nourrice. Quand j’ai vu ça j’ai halluciné, comment ne pas complexer face à ça ? Vous la reconnaitrez peut-être car je sais que plusieurs avaient été choquée de ça aussi. J’ai tenté d’échanger avec elle et de lui faire voir mon point de vue. Elle était ouverte à l’échange, son but n’était évidemment pas de faire de mal à qui que ce soit mais elle n’a pas compris ce que je voulais dire je pense. Je ne suis personne pour juger comment elle se sent dans son corps c’est tellement personnel. Et elle ne retouche aucunement son corps sur ses photos elle a eu de la chance au tirage au sort génétique et c’est avec une pointe de jalousie que je le dis parce qu’évidemment si je pouvais être comme ça naturellement ben je prends hein. Et son contenu est super qualitatif ça arrive de dire une fois une bêtise en story (je l’ai sûrement déjà fait d’ailleurs) mais ça m’a fait vraiment du mal de voir ça je crois que j’ai réfléchi toute ma soirée sur le fait que je ne ferai jamais un 36 de ma vie et je pense qu’il est primordial de choisir par qui vous voulez être influencé.

Pas que ces Instagrammeuses font du mauvais travail mais simplement parce que vous aspirez à différentes choses et à d’autres valeurs. Et attention je ne dis pas qu’il faut suivre que des filles qui font la même taille que vous loin de là. Je suis des instagrammeuses de toutes les origines, de tous les genres, de toutes les tailles et de toutes les morphologies même une unijambiste. Tout le monde mince comme grosse qu’on fasse un 36 ou un 50 on a toutes des complexes et c’est normal. Mais il y a une différence entre avoir des complexes et donner des complexes aux autres. Je fais toujours attention à ne pas émettre de jugements de valeur et à rester neutre dans mes propos.

Je terminerai cet article en vous donnant quelques petits conseils pour repérer une photo où le corps a été modifié.  Malheureusement il y a des photos qui sont très bien retouchées et où c’est impossible de distinguer le vrai du faux donc il faut juste être vigilante, ne pas tout gober, laisser le bénéfice du doute. Cependant il y a quelques photos ratées comme celle d’Enjoy Phoenix où on voit sur son pied et ses hanches que tout est flouté (ça c’est le petit pensement sur Photoshop).

Quoi qu’il en soit je laisse le bénéfice du doute à tout le monde, je ne blâme personne !  Tout ce que je dis c’est qu’il est très facile et accessible de s’inventer un corps parfait une vie parfaite sur les réseaux. Que moi j’ai décidé d’être authentique et naturelle de vous montrer tous les côté positifs mais aussi les côtés négatifs que ce soit de ma vie ou du blogging et si ça ne plaît pas tant pis et si vous me suivez pour ça alors bienvenue dans la team CBM et je suis ravie que vous ayez pris le partis de la vrai vie car je trouve qu’on s’y sent beaucoup mieux.

Et finalement j’ai voulu moi aussi me prêté au jeu de retoucher mon corps pour vous montrer à quel point il était facile de vous faire croire à toutes qu’en fait je suis une vraie bombasse haha. Bon je suis pas la pro de la retouche mais j’ai fais ça vite fait sur mon téléphone. Mais il y a des gens bien plus pro que moi dans ce domaine qui te fais ça en main de maître comme sur cet exemple où personnellement je n’y vois que du feu ..

J’espère que vous aurez apprécié cet article et je vous dis à bientôt avec mon article débat Curvy or not Curvy et vous fais plein de bisous les peuces ♥

 

 

You Might Also Like

Leave a Reply