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What’s up dans ma vie / Story Time

Hello mes peuces,

J’espère que vous allez toutes et tous bien (on ne sait jamais qu’un Monsieur passe par là)  !

Vous vous en battez très certainement les couilles de ma petite vie et de ce qu’il s’y passe. Mais pourtant elle est pleine de bouleversements et je crois que c’est parfois difficile de me suivre parmi mes rêves, mes projets, mes envies. Je reçois beaucoup de questions sur Instagram à propos de mon voyage en Australie si je pars (ou pas), si je lance mon entreprise Archi Blue Marine (ou pas) etc. Et comme je vous comprends, ça ne doit vraiment pas être facile à comprendre, moi-même ne sachant plus trop où j’en suis, où je vais et où je veux aller. Mais en tout cas mardi 23 octobre, je fêterai mon non départ en Australie alors je me suis dit autant fêter ça avec un petit article perso.

Alors c’est parti pour un « what’s up »  (= quoi de neuf) dans la vie de Curvy Blue Marine  ! Tout d’abord pour essayer de remettre les choses aux claires en espérant qu’extérioriser toutes mes idées les remettront peut-être de l’ordre puis aussi par souci de transparence avec vous et surtout le plaisir de partager et d’échanger avec vous. Certaines blogueuses décident de ne pas partager leur vie intime. Je ne vous partage pas tout de ma vie évidemment mais il est vrai que j’aime volontairement rendre la barrière entre Instagram et vie privée très fine. Ce choix peut rendre certaines personnes mal à l’aise mais j’aime penser qu’on passe toutes par des moments de doutes, de détresses et de peurs. J’aime contrer ce phénomène d’instagrammeuse qui a une vie rose à paillettes à qui tout réussit.  Et j’écris parce que c’est un peu ma thérapie mais j’espère aussi sincèrement que ça décomplexera certain de voir que non, tout le monde n’a pas une vie parfaite. Que ça arrive à tout le monde de tomber ou de changer ses plans. Moi j’aime faire passer le message qu’il faut se battre pour faire ce que l’on souhaite, vivre de ce qu’on aime, devoir faire des sacrifices, se battre contre ses propres démons pour avancer. Loin de moi l’idée de me plaindre mais juste montrer la réalité ou en tout cas la mienne.

Et puis je sais que les blogs sont aussi un peu une plateforme qui tend à disparaître pour laisser place à Instagram. Je pense pourtant qu’il est possible de partager mille fois plus de chouettes contenus par ici. Mais je l’avoue, moi-même je passe plus de temps sur Instagram et mes articles hebdomadaires et réguliers du début se font rares désormais. Mais jusqu’à quand ? Instagram devient tellement déprimant et incompréhensible avec cet algorithme. Si ton post n’a pas d’interactions dès les premières minutes, celui-ci n’est pas montré au restant de ta communauté. Il est désormais très difficile de connaître les bonnes heures auxquelles il faut poster, arriver à connaître ce qui plaît et ce qui ne plaît pas. Bref « être soi-même » ne suffit plus pour percer ne fut-ce qu’un peu sur Instagram. Nous sommes désormais obligés de payer pour avoir un minimum de visibilité la plupart du temps écrasé par les gros comptes remplis de faux abonnés mais bref je m’égare et j’ai déjà écrit un article sur ce sujet ici si jamais ça t’intéresse ma peuce . Mais dans tous les cas Instagram est devenu selon moi, comme le capitalisme. Il appauvrit les petits comptes et enrichit les gros. C’est normal que le réseau social évolue et fasse du tri mais je trouve ça parfois injuste et non mérité. Bref tout ça pour vous dire que l’heure fatidique où je dois renouveler mon domaine du blog arrive, ça a un certain coût et je ne regarde pas mes statistiques de peur de voir que je paye pour rien. Je me remets beaucoup en question sur ma place tant ici que sur Instagram. Ça fait partie de mes inquiétudes dont je vous ai déjà parlé en story. Pas parce que je veux percer à tout prix (si je le voulais vraiment, il y aurait longtemps que j’aurai acheté des abonnés) d’ailleurs la moitié des grandes influenceuses pour pas dire le trois quarts l’ont fait, mais parce que j’ai envie de continuer de faire ce que je fais, j’ai envie de m’améliorer d’évoluer, de me lancer sur Youtube, mais je n’ai pas envie de perdre mon temps et mon énergie pour rien si je n’ai pas un interlocuteur derrière, ça ne sert à rien et c’est du travail perdu que je pourrai consacrer à mon métier d’architecte d’intérieur 1000x plus rentable mais qui ma passionne moins que la mode pour le moment. Mon but et ma motivation principale ici étant le partage, je ne serai que tristesse de voir qu’en réalité je blablate alone comme une vieille tantine.

D’ailleurs mon métier et mon avenir parlons-en. Comme je ne sais pas si toi là, toi qui me lis ce matin dans le métro, assise sur tes toilettes ou le soir dans ton canapé après le travail, tu me suis depuis longtemps ou depuis peu, je t’explique brièvement. Je suis architecte d’intérieur, j’étais en 5e et dernière année et j’avais prévu de finir me études avec une année sabbatique en Australie pour devenir bilingue et vivre une expérience humaine enrichissante. Voilà ça, c’est ce qui était prévu de base mais je crois qu’on sait tous que la vie ne se passe jamais comme tu te l’imagines. Et effectivement, jamais l’année dernière quand j’ai écrit cet article (ici)  pour partager ce rêve de partir un an à l’autre bout du monde , je n’aurais cru que 2018 se déroulerait comme il s’est déroulé. J’avais entrepris toutes les démarches faire ce fameux voyage: ouvert un prêt étudiant à la banque, tout réserver visa , billet d’avion, assurance médicale et rapatriement. Je n’avais plus la possibilité de reculer.

Et puis la vie a fait des siennes. Bon ça ce n’était pas nouveau mais l’école était devenu un supplice pour moi et que ce soit vrai ou pas, mon psy que j’allais voir à l’époque m’avait dit que je faisais un burn-out scolaire (article ici) et m’avais conseillé de prendre des antidépresseurs ce que je n’ai pas fait. Début d’année, j’apprenais que quelqu’un qui avait été très important pour moi à une certaine période de ma vie était atteint d’une maladie très grave. Et en avril, il y a déjà 6 mois, j’apprenais que ma cousine n’était plus en vie suite à une inflammation du coeur. Elle avait 35 ans.

Et cette cousine, c’était pas n’importe quelle cousine tu vois. Pas celle que tu vois uniquement au nouvel an et à qui tu parles de la pluie et du beau temps.  On avait 10 ans d’écart mais c’était comme ma grande soeur. Je n’ai jamais ressenti cette différence d’âge, c’était comme une bonne amie la maturité en prime. On avait énormément de points en commun malgré qu’on était à différents stades de nos vie. Non c’était pas n’importe quelle cousine, c’était ma conseillère, ma confidente, mon amie le tout avec les liens du sang. J’avais déjà perdu des personnes de ma famille mais des personnes âgées, c’était dans la logique des choses. Non, Emilie c’était celle qui essayait de m’inclure dans les jeux de société quand mes autres cousins me trouvaient trop jeune pour jouer avec eux quand j’étais petite, c’est celle qui a eu le visage illuminé quand je lui ai annoncé que je quittais Liège pour venir à Bruxelles où elle habitait. C’est celle qui est venue m’aider à déménager, m’a donné ses vieux meubles et m’a aidé à monter les miens. C’est celle avec qui on allait faire du shopping, avec qui on s’envoyait 1000 photos de fringues, celle avec qui on sortait en talons aiguilles pour finir à la friterie à 5h du matin, celle que je retrouvais au Mac Do à 2 heures du mat pour me remonter le moral, celle avec qui on parlait de nos problèmes et de la vie dans la voiture pendant des heures. Celle qui me défendait toujours auprès de ma famille quoi que je faisais. Celle qui me disait ce que je devais répondre à Monsieur, celle qui voulait taper du point à ma proprio pour récupérer ma caution. Celle qui m’a aidé en pleine nuit à déposer des prospectus dans tout Bruxelles parce que je m’étais engagée à le faire alors que je partais le lendemain à Paris. Celle qui m’avancait toujours des sous. Celle qui rigolait quand je faisais des bourdes ou quand j’arrivais comme d’habitude toujours en retard. Celle qui acceptait mes tatouages et mes piercings même si elle n’aimait pas trop ça. Celle avec qui on s’empiffrait de pop-corn au cinéma pour débattre 1000 ans de la fin du film après. Celle qui venait jusque Charleroi me chercher à l’aéroport quand je rentrais de voyage, celle que j’ai appelé en premier quand je me suis fait cambriolé chez moi, celle qui étais toujours là et qui a fait tant pour moi. Emilie, c’était mon soleil, mon amie, ma cousine, ma confidente, ma conseillère, mon idole et tant d’autres choses. C’est cette femme qui m’a tant inspirée qui arrivait à gérer tous les domaines de sa vie, femme politique, maman, business women et étudiante à la fois. Et malgré sa vie si chargée, elle trouvait toujours du temps pour moi, pour m’aider, m’encourager, m’écouter, me faire part de ses leçons de vie, me faire redescendre les pieds sur terre aussi, me dire la vérité même si ça ne me plaisait pas. Elle était cette personne si solaire. Sa mort comme sa vie fut pour moi une grande leçon. Ce n’est pas le nombre d’années de vie qui compte, c’est la vie qu’on met dans les années. Et ma tendre Emilie a bien vécu, oh ça oui, et elle s’est éteinte en vacances au soleil en Guadeloupe. Elle m’a appris à lâcher prise sur les choses sans importance et à se battre pour celles qui en valent la peine. Elle m’a aussi appris que la vie est courte et qu’il faut faire ce qu’on aime tant qu’on est là, dire à ses proches qu’on les aime. Ne pas attendre pour les voir ou pour régler un conflit. Tout peut partir en fumée en un instant. Rien n’est jamais acquis. Je m’en suis tellement voulue à son décès de paroles que j’ai pu lui dire, de ne pas l’avoir suffisamment remercié ou rendu l’appareil de tout ce qu’elle a fait pour moi, de tous les rendez-vous qu’on a reporté, toutes les journées qu’on a manqué d’organiser pour se voir et passer du temps ensemble parce que j’étais trop occupée par ci par là. Je vais éviter de vous parler de toute la période culpabilité que j’ai pu ressentir. Parce qu’on s’était disputée avant sa mort, parce que on avait prévu de se revoir et qu’on a reporté parce qu’on avait toutes les deux des vies chargées, parce que je me suis retenue de lui envoyer un message pour lui raconter mes problèmes pendant qu’elle était en vacance. Si j’avais su que ce serait la dernière fois …

Alors maintenant pour me rattraper de tout ça, j’ai décidé d’être « Emilie » pour les autres. Cette personne douce mais avec son petit caractère toujours attentive et à l’écoute. je veux être ce qu’elle a été pour moi pour les autres.

Suite à son décès, c’était vraiment difficile pour moi de rester sur Bruxelles où j’avais tant de souvenirs et où tout me rappelait elle. Et par conséquent difficile pour moi d’affronter l’école et les cours où je vivais déjà l’enfer. Je me suis quand même accrochée. Pour moi mais surtout pour elle. Elle m’aurait botté les fesses, les études c’était tellement important pour elle. Et je ne sais vraiment pas comment j’ai fait j’étais persuadée que c’était foutu mais j’ai réussi tous mes examens en juin et me suis vraiment bien rattrapées sur mon projet d’atelier  (pour celles qui me suivent mon projet de magasin à base de mycelium si vous vous rappelez bien). Il me restait donc ce fameux mémoire qui me faisait si peur. Que dis-je, il me terrorisait. Je n’avais pas pris un sujet facile en plus et je l’avoue, j’ai privilégié le blog plus que ce mémoire ce qui fait que à partir du mois de juillet. J’ai dit non et stop à toutes les opportunités pour me consacrer tous les jours du matin au soir à ce fameux mémoire. Malheureusement, ça n’a pas été suffisant. Et je me suis prise une sacrée claque dans la tronche lors de la défense de mon mémoire. J’ai n’ai même pas espéré avoir la moitié  en et en attendant les résultats, je me préparais psychologiquement à rater. De fait, fin août, le verdict est tombé. Je dois refaire mon mémoire, soit en janvier soit en août. 2019. Mais Nelson Mandela a dit:  » Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends ». J’ai beaucoup chialé, ça m’a véritablement saoulée. Puis je me suis dis que j’allais pouvoir passer plus de temps pour rendre un travail dont je suis vraiment fière. Que tout arrive pour une raison et j’ai accueilli cette nouvelle.

Alors la question qui me préoccupait finalement était est-ce que je pars malgré tout en Australie ou pas ? Et vous avez d’ailleurs été nombreux à m’aider sur le sujet quand je vous demandais votre aide. Pour tout ça je ne pourrai jamais suffisamment vous remercier. Malgré les douleurs, malgré les obstacles et les remises en question vous étiez tous là avec votre écoute bienveillante à me donner vos conseils. La réponse m’est apparue évidente: j’étais tout sauf prête  à m’envoler à l’autre bout de la terre le 23 octobre. Je ne savais pas où je logeais, où j’allais travailler. RIEN, rien n’était organisé pensant préparer tout ça une fois mon mémoire réussi. Et puis surtout, j’éprouvais déjà énormément de difficulté à me mettre au travail sur mon mémoire ici en Belgique, je me voyais vraiment mal faire ça seule en Australie. J’avais envie de partir libre comme l’air pas avec un boulet au pied qui me gâcherait la vie une fois là-bas. Et puis je ne sais pas vous mais moi je crois beaucoup à la synchronicité de la vie, au destin appelez ça comme vous voulez. Mais le jour où je me suis réinscrite dans cette école, j’ai reçu un coup de fil de Beauty Match, une émission de télé qui consiste à présenter 3 influenceus qui relookent des personnes voulant changer de vie. Les jours de tournage étaient rémunérés et il y avait 1000€ à la clé ce qui m’aurait permis de rembourser l’argent perdu en ne partant pas en Australie. La directrice de casting m’avait dit que la vidéo que je devais leur envoyer n’était qu’une formalité. Alors j’ai pris ce signe comme un message que je devais resté. Je me suis dit que c’est que ça devait être ainsi, que je devais rester encore un peu. Que là maintenant, je ne comprenais pas pourquoi mais que probablement un jour, je saurai. Bon au final je n’ai pas été prise à mon plus grand regret dans cette émission. Mais c’était trop tard et je suis contente finalement de rester encore un peu ici, profiter de ma famille, et prendre du temps pour régler des problèmes perso qui me pesaient un peu lourd sur les épaules et qui mettent du temps à se régler. Encore un petit temps pour le mémoire et me libérer des chaînes et des boulets qui me trainent, des poids que je porte sur mes épaules. Aujourd’hui, je n’ai pas su me faire rembourser mon Visa mais je sais que je peux en racheter un quand je veux. Mon assurance elle n’est pas perdue et me couvrira dès que je pars peu importe quand si je pars avant août 2019 ce qui sera le cas (enfin normalement). Et la bonne nouvelle du jour c’est que j’ai réussi à annuler mon billet d’avion et récupérer 328€ sur 528€. Bon ok en tout j’aurai quand même perdu 500 balles mais au final qu’est-ce que c’est 500 euros dans une vie même si c’est certain que c’est caca boudin.

Alors cette fameuse question … Est-ce que je pars après ou pas ? Et qu’est-ce que je fais maintenant ?

Et c’est là que c’est plus difficile de répondre. Déjà je suis rentrée chez mes parents dans le sud de la Belgique près d’Arlon. Je le vis bien parce que j’ai quand même toujours quelque chose à faire. Je suis toujours occupée, jamais le temps de m’ennuyer. Ce que je vis moins bien c’est le manque d’organisation, de communication entre ma mère et moi et toujours devoir dépendre de ses horaires pour avoir la voiture. Mon indépendance me manque. Je continue ou du moins j’essaie de continuer à créer du contenu par ici et sur Insta. C’est moins souvent parce que moins d’opportunités par ici, moins de jolis endroits, moins de shopping, moins de shooting, moins de tout en plus d’avoir plein d’autres choses à gérer.  Mais j’essaie malgré tout de faire des choses innovantes (comme la vidéo avec ma grand-mère que je dois toujours monter) tout en restant moi-même et en gérant le reste. Je travaille sur mon mémoire et je lance tout doucement Archi Blue Marine et c’est là que c’est difficile d’avoir confiance en soi et en ses choix.

Je rêve depuis toute petite d’entreprenariat. J’ai vu mes parents faire ce qu’ils aimaient et être passionnées quitte à travailler beaucoup. Je sais qu’en tant qu’auto-entrepreneur on n’a plus de dimanche, on travaille jusqu’à pas d’heures j’y suis préparée et je suis ok avec ça, c’est l’ambition que j’ai pour moi et mon avenir. Et avoir de l’ambition n’est pas un grossier mot. Soyez fier d’avoir de l’ambition, des idées et cessons deux minutes de sans cesse se rabaisser. J’ai toujours su que je  mettre mon énergie et mon temps dans mes propres projets. Des projets et des rêves, j’en ai d’ailleurs trop. J’ai toujours 1000 idées en têtes, 1000 envies dans lesquelles j’ai envie de m’investir et que c’est frustrant de me dire que je n’aurai pas assez d’une vie pour tout faire (faire de la moto, voyager, apprendre le piano et j’en passe). Et souvent quand je suis perdue, je pense à ma cousine et à ce qu’elle me dirait si elle était encore là. Elle me dirait probablement que j’ai trop la tête dans les nuages et que je suis une grande rêveuse. Que ce n’est pas prudent de se lancer directement en tant qu’auto-entrepreneuse. Que ce n’est pas raisonnable et elle aurait sûrement raison.

Mais pourtant J’ai déjà beaucoup de personnes qui viennent me demander mes conseils pour de la décoration, des projets d’aménagement d’appartement, de rénovations de maison etc. Des petits projets rapides et chouettes qui m’enthousiasment. J’ai donc crée Archi Blue Marine et je suis en train d’essayer de mettre tout ça en place avec des contrats, des tarifs et honoraires en fonction du type de prestations etc. Et ce n’est vraiment pas facile quand tu n’as aucune idée de ce que tu vaux sur le marché du travail. Et puis on conseille généralement d’acquérir de l’expérience avant de se lancer mais moi perso je me vois mal travailler, commencer à avoir un bon salaire, un bon rythme de vie et puis tout stopper, tout arrêter et recommencer à zéro quelques années plus tard. Alors, je me sus dis que le temps que j’avais avant de partir, j’allais le mettre à profit d’Archi Blue Marine. Me crée un bon site Internet porte-folio, faire de belles photos des projets réalisés et en accepter quelques nouveaux. Profiter de ne pas avoir d’enfant, de maison et de charges pour pouvoir me lancer et prendre des risques. Parce que j’ai l’ambition de gagner ma vie en faisant ce que j’aime quitte à me ramasser ou travailler 1000x plus qu’un salarié.

 

Mais ces questions et ces hésitations me hantent constamment et m’empêche d’avancer .. Suis-je capable ? Suis-je assez compétente ? Est-ce que je continue de croire en ce voyage ou est-ce que je lance mon entreprise et je partirai en voyage plus tard grâce à celle-ci ? Est-ce que je serai pas plus heureuse ici avec un appart, une voiture, un taff au Luxembourg et une sécurité financière ? Et à la fois une vie bien rangée ne m’attire pas, j’ai soif d’aventure et à la fois d’indépendance. Un jour je vais croire à fond en mes idées et vais être hyper motivée et un autre je vais penser que je suis une enfant capricieuse qui devrait avoir un peu la tête sur les épaules et se trouver un job stable comme tout le monde. Oui mais moi je suis pas comme tout le monde, oui mais non mais enfin tu vois le genre quoi non haha ?! Je n’aime vraiment pas être négative mais je déteste cette période de ma vie où je tourne en rond. Où je remets tout en question et ça m’empêche d’avancer et prendre des décisions. Je me sens très seule alors que pourtant Dieu sait qu’on est nombreux à vivre la transition fin d’études/retour parent et case départ. J’aurai tellement aimé pouvoir compter sur le soutien de ma cousine qui m’aurait très certainement donné sa version des choses et elle aurait eu probablement raison même si je ne suis pas d’accord avec elle … Et on se serait disputée la dessus et j’aurai fini par lui dire que je l’aime.

J’essaye toujours d’écrire mes articles avec une fin positive, des conseils, des inspirations pour vous motiver si vous aussi, comme moi vous vivez une période difficile, des temps de doutes. Mais je vous avoue qu’ici j’ai vraiment du mal. J’ai envie de vous dire croyez en vos rêves, donnez-vous les moyens mais moi-même je ne sais pas si c’est la bonne solution. C’est celle qu’on se répète aujourd’hui nous la génération Y parce qu’on a plus du tout enfin pour une majorité je pense, les mêmes ambitions et plans de vie que nos parents et grand-parents qui consistaient à trouver une femme, l’épouser, faire de beaux enfants dans une belle maison avec un travail stable, une belle voiture et un labrador. Attention je ne dis pas que cette ambition est mauvaise bien au contraire. Mais on est moins nombreux à avoir envie de cette vie rangée (enfin je crois). En tout cas ce genre de vie ne m’attire pas (pour le moment). J’ai envie d’être une business women, voyageant à travers le monde, vivant de ses passions. Toujours 1000 projets en route, à courir partout et à organiser plein de chouettes choses tant sur le plan professionnel qu’amical et familial.

Pour le moment l’Australie reste dans un coin de ma tête. J’aimerais partir une fois mon mémoire réussi fin janvier. Et revenir en août pour le mariage de mon meilleur ami dont je suis la témoin. Partir ces 6 mois sera déjà une sacré expérience et me confirmera si partir était une bonne idée et si je veux y retourner après le mariage ou rentrer ici en Belgique pour m’y installer définitivement. Ou alors partir l’année prochaine justement quand Archi Blue Marine sera bien lancé ? Et si ce n’est pas l’Australie j’aurai quand même besoin d’un voyage pour faire une pause puis j’aimerais être bilingue d’une manière ou d’une autre. Bref de nouveau, 1000 questions haha …

Est-ce que je vais finalement réussir ce mémoire ? Est-ce que je vais devenir architecte d’intérieur indépendante ? Est-ce que je vais partir voyager seule dans le bout du monde ? Ou est-ce que la vie me réserve encore des surprises qui vont bouleverser en bien ou en mal tous mes plans ? L’avenir nous le dira en espérant qu’il soit un peu plus clément. Même si j’ai la sensation d’avoir perdu beaucoup cette année, j’ai le sentiment de gagner énormément en maturité et je remercie malgré tout la vie pour ça. Rien n’arrive par hasard selon moi, on peut tous tirer du positif de n’importe quelle épreuve difficile. Même lorsqu’il s’agit d’un décès. C’est très douloureux, mais ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. Et je vois la vie totalement autrement depuis la disparition soudaine de ma meilleure amie. Ce qui compte ce ne sont pas le nombre d’années de vie mais la vie qu’il y a dans les années.

Vivez intensément, essayez, osez, trompez-vous, n’ayez pas peur de tomber pour mieux vous relever, ne redoutez pas l’échec car c’est ce qui donne le goût au succès. Vivez pour vous la vie que vous vous êtes imaginée. Elle n’est trop courte que pour faire semblant et essayer d’être quelqu’un pour faire plaisir aux parents, pour rentrer dans le moule ou que sais-je. Dites à vos proches que vous les aimez. Osez demander pardon, vous excusez, ne restez pas fâchés pour des questions de fierté. Accordez de l’importance aux gens qui vous en accordent, laissez et ne gaspillez pas votre énergie pour les relations toxiques, mettez vos limites quand il le faut et prenez  votre courage pour changer les choses que vous voulez voir évoluez. Devenez le changement que vous voulez voir dans le monde. Soyez solaire, faites du bien autour de vous, soyez un peu comme mon Emilie !

Pour conclure, ma vie est assez chaotique. Je ne vis pas du tout les plans que j’avais prévus. Je ne sais pas ou je vais ni ou je veux aller. Mais je continue de croire en mes rêves et je fais tout ce que je peux pour mener tout de front. Alors pour le moment c’est compliqué, c’est chaotique, je n’arrive plus à être régulière, je ne trouve pas de routine et je m’éparpille entre tous mes projets, mes rêves mais aussi mes choses à régler et autres problèmes. Mains le chaos fait partie de la vie et j’accepte aujourd’hui que ce soit normal et que c’est aussi ce bordel et ce brouhaha permanent que j’aime dans ma vie et qui fait que je ne m’ennuie jamais. Je suis heureuse aujourd’hui et j’ai le sourire même si j’ai plein de trucs à régler sous le tapis. Puisque ce qui compte c’est la vie dans les années et pas les années dans la vie. Embrace the chaos !

Allez j’arrête la tartine ici. Je ne vais pas dire j’espère que cet article vous aura plus ça doit être horrible à lire si vous êtes allés jusqu’au bout.

C’était Gourou Curvy Blue Marine, la suite au prochaine épisode

Ciao mes petites peuces !

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8 Comments

  1. Paulichou

    21 octobre 2018 at 14 h 08 min

    Effectivement, sacrée tartine…
    Contrairement à ce que tu peux penser et expliquer, je ne te trouve pas spécialement perdue.
    D’accord, tu es face a quelques difficultés mais je trouve que tu reste très raisonnable et réfléchie. Tu as des projets, et meme quelques echeances! Bref, tout ça c’est positif!
    Garde la pêche! Ça va bien se passer!

    1. CBM

      21 octobre 2018 at 14 h 14 min

      Merci beaucoup pour ton message Paulinichou !
      Ca me rassure je ne vois pas toujours tout ça et tout ce que je fais !
      Je garde la banane !

  2. Margaux

    21 octobre 2018 at 14 h 51 min

    Waow,
    J’ai tout lu d’une traite, et je le relirai bien plusieurs fois. J’ai l’impression de me retrouver un peu dans ce que tu écris (bon pas pour tout mais une majorité quand même) et je vais t’écrire ce que je me dis à moi-même : ne jamais baisser les bras et toujours garder la tête haute.
    On apprend de ces erreurs et c’est ce qui nous fait grandir et nous rend plus mature.
    Chacun son rytme et si tu trouves le tiens maintenant ou dans 5 ans, le principal c’est que tu te sentes heureuse et que tu sois sûre de toi (mmmmh tu vas me dire facile à dire mais pas facile à faire…)
    Moi je dis, LET’S GO MARINE, LET’S GO ! Lance toi, te pose pas de questions et fonce. Deviens auto-entrepreneuse (et je serai ta première grande fan #archid’intérieur) et fais ce dont tu as toujours eu envie de faire. Ta volonté et ton envie ne pourront t’apporter que tu bon et du positif dans ta vie.
    Let’s Go Marine, Let’s Go!

    1. CBM

      21 octobre 2018 at 18 h 08 min

      Oh merci comme ça me fait plaisir ! Bravo à toi d’avoir tout lu haha ! Je vais essayer de me répéter ta phrase prendre mon courage à demain pour fermer le clapet à tout ceux qui disent que c’est trop tôt, que j’ai tchik ou tchak ! Merci pour votre soutien toujours bienveillant !
      Comme tu dis chacun son rythme et si j’échoue ben j’apprendrai. Et puis c’est la vie et c’est pas grave.
      A bientôt et merci pour ton adorable message !!!

  3. Marinedly

    22 octobre 2018 at 20 h 17 min

    Quelle tartine hihi … mais ça fait vraiment plaisir d’en savoir plus sur toi et sur ta manière de penser. Je te suis sur insta et c’est vrai que j’essaye de toujours te faire un message quand tu ne vas pas bien mais c’est parfois difficile de suivre toutes les raisons.

    Pense toujours qu’Emilie te surveille de là haut, et que c’est aléa de la vie sont peut être parfois envoyer par elle pour te dire Marine stop ce n’est pas le bon moment. Sa présence est toujours à tes cotés, dans ta tête et dans ton coeur.

    Tu es une belle personne, tu peux être fière de toi !

    1. CBM

      3 novembre 2018 at 1 h 57 min

      Haha opsy pour la tartine ! Merci pour ton message et pour ta présence pour me remonter le moral, partager échanger c’est trop chouette 🙂
      Merci du fond du coeur <3

  4. Agnes WILLAME

    26 octobre 2018 at 12 h 39 min

    Je sais que tu n’aimes pas que mamy commente, mais je ne me priverai pas , tant pis pour toi, de te dire combien je suis fière de ton évolution.. Je sais, je suis toujours assez critique et comme l’a dit le psy de ta cousine , assez clasch, mais au moins quand je te dis bravo, non seulement sur le fond mais la forme, tu sais que ce n’est pas pour passer la pommade.

    1. CBM

      3 novembre 2018 at 1 h 59 min

      Merci mamounette love love !

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